Les Obama débarquent en France...

Les Obama débarquent en France ...
Le président américain et son épouse Michelle, arrivés avec plus d'une demi-heure de retard au palais des Rohan de Strasbourg, ont été accueillis par Nicolas Sarkozy et son épouse Carla, vêtue d'une robe manteau gris-beige. Ils ont brièvement serré les mains de quelques dizaines de personnes présentes devant le bâtiment du XVIIIe, situé dans le centre historique de la capitale alsacienne.

Après une courte cérémonie militaire, les deux couples se sont retrouvés pour quelques minutes, avant que les deux dirigeants s'isolent pour un bref tête à tête. Une rencontre élargie aux ministres et conseillers a suivi. Les présidents devaient discuter des grands dossiers internationaux.

Pendant ce temps, leurs épouses ont eu droit à un déjeuner préparé par le chef étoilé Christophe Bohrer dans un autre salon de ce palais, abritant trois musées strasbourgeois. Au menu, asperges vertes et coquilles saint-Jacques marinées, pintade en croûte de pommes de terre farcie au foie gras, et coque chocolat aux agrumes.

Barack Obama et Nicolas Sarkozy, qui s'étaient déjà vus deux fois en tête à tête, se rencontraient pour la première fois en tête à tête depuis l'élection du président américain. Ils ont participé ensemble au G-20 de Londres mercredi et jeudi.

Le président Obama devait ensuite rencontrer dans l'après-midi, de l'autre côté de la frontière, la chancelière allemande Angela Merkel, co-hôte du sommet de l'Alliance atlantique, à Baden-Baden, où débutera dans la soirée la rencontre des 28 dirigeants de l'Otan.

Après avoir écouté les hymnes nationaux interprétés par une fanfare militaire -la main sur le coeur pour Obama- les deux présidents ont passé en revue un régiment du 152e régiment d'infanterie de Colmar.

La France étudie l'accueil d'un prisonnier de Guantanamo
Au menu des discussions bilatérales entre MM. Sarkozy et Obama, qui effectue sa première visite présidentielle sur le sol français, devaient figurer l'Afghanistan, l'avenir de l'Otan et la fermeture du centre de détention de Guantanamo. Les Etats-Unis cherchent des pays d'accueil pour les prisonniers libérés et Paris étudie les modalités d'accueil d'un détenu algérien, selon des sources concordantes.

Alors qu'une manifestation « monstre » est prévue samedi contre le sommet, des violents affrontements ont opposé dès jeudi à Strasbourg police et militants anti-Otan, blessant un photographe allemand. Quelque 9.000 policiers et gendarmes ont été déployés dans la ville.

Entre les discussions ardues sur la crise mondiale qu'il a eues jeudi à Londres avec le G20 et celles tout aussi austères qui l'attendent à Prague dimanche avec l'Union européenne, le sommet de l'Otan s'annonçait pourtant pour M. Obama comme une réunion de famille plus détendue, même si les sujets à l'ordre du jour sont sérieux.

A leur souper de Baden-Baden, les dirigeants des pays alliés évoqueront les relations en dents de scie qu'entretient l'Otan avec le difficile partenaire qu'est la Russie.

Le secrétaire général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer l'a rappelé jeudi, « les relations ont atteint leur point le plus bas » l'été dernier lors de la brève guerre russo-géorgienne. Mais, a-t-il souligné, la Russie et l'Otan ont avantage à collaborer dans les domaines où elles ont des intérêts communs, tels que le terrorisme, l'Afghanistan ou encore la piraterie.

Mais le sujet majeur sera la stabilisation de l'Afghanistan, où l'Otan a déployé des troupes depuis 2003 sans parvenir à contenir les attaques de plus en plus nombreuses des talibans et de leurs alliés d'Al-Qaïda.

En cas d'échec face aux talibans, les implications seraient graves, et d'abord pour la crédibilité de l'Otan elle-même.

Le président Obama a proposé la semaine dernière une nouvelle stratégie, appelant à une mobilisation générale, civile autant que militaire, de la communauté internationale pour soutenir le gouvernement du président Hamid Karzaï alors que des élections présidentielles doivent se tenir en août en Afghanistan.

M. de Hoop Scheffer s'est élevé jeudi contre les pronostics de ceux qui « affirment que l'avenir de l'Otan est en jeu en Afghanistan ».

Il a néanmoins reconnu que la manière dont l'Otan, qui commande là-bas 61.000 soldats, s'en tirerait, « aura un impact sur son avenir ».

Un avenir qui sera débattu samedi matin, puisque les dirigeants de l'Otan doivent aussi lancer la réflexion sur les défis stratégiques nouveaux auxquels l'alliance devra s'adapter comme la guerre cybernétique, la sécurité de l'approvisionnement énergétique et les conséquences des changements climatiques.


3FFjournalenligne, TEIXEIRA Elsa
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# Posté le vendredi 03 avril 2009 09:41

Modifié le mercredi 06 mai 2009 12:57

Affrontements à Strasbourg avant le sommet de l'Otan

De violentes échauffourées ont opposé à plusieurs reprises jeudi après-midi et jusque dans la soirée des centaines de militants d'extrême-gauche aux forces de l'ordre, à la veille de l'ouverture du sommet de l'Otan à Strasbourg.
Une centaine de manifestants ont été interpellés, a indiqué la police. Certains étaient armés de piquets de bois, et d'importants dégâts de mobilier urbain sont à déplorer, a-t-elle ajouté.
Sur le lieu des affrontements, une dizaine d'abribus ont été cassés et quelques poubelles ont été incendiées, a constaté un journaliste de l'AFP.
Un photographe allemand de l'agence ddp a été blessé d'une balle en caoutchouc dans le ventre, a-t-on appris auprès de son employeur.
Les violences ont débuté vers 15H30. Plusieurs centaines de manifestants (5 à 600 selon la police, environ 2.000 selon le collectif "antirépression") ont quitté leur campement au sud de la ville pour aller manifester.
Parmi les manifestants, certains grimés en clowns narguaient pacifiquement la police. - Epa
Le collectif "Résistance des deux rives", qui organise le campement, a expliqué dans un communiqué sur internet que la manifestation survenait "par solidarité" avec les manifestants contre le G20 à Londres.
Les manifestants ont été enflammés par une rumeur selon laquelle la mort d'un homme mercredi à Londres pendant les manifestations n'était pas due à une crise cardiaque, comme indiqué par les autorités britanniques. Le collectif a estimé que sa mort était "une conséquence des terribles méthodes de la police", sans plus de précision.
Parmi les manifestants à Strasbourg, certains grimés en clowns narguaient pacifiquement la police. D'autres, vêtus de noir et masqués pour la plupart, avaient érigé une barricade avant d'être chargés par la police. Celle-ci a fait usage de gaz lacrymogènes.
Le calme est revenu dans la soirée, les manifestants restants ayant été dispersés et refoulés vers le campement autogéré qui leur a été attribué au sud de la ville, selon la police.
"Mais des dérapages d'un côté comme de l'autre sont à craindre, la tension est montée d'un cran sur le camp", a commenté un des porte-parole du mouvement anti-Otan, qui n'a pas voulu donner son nom de famille.
Aux frontières, les policiers se livraient à des contrôles massifs à la veille du sommet de l'Otan.
Le président d'un syndicat de la police allemande (DPolG), Rainer Wendt, a estimé que les incidents du G20 à Londres n'étaient qu'un "avant-goût de ce qui nous attend au sommet de l'Otan", dans un entretien au quotidien Neue Osnabrücker Zeitung.
Par ailleurs, à 60 km environ de Strasbourg, une centaine de manifestants se sont rassemblés jeudi en fin d'après-midi au centre de Baden-Baden, la petite ville thermale allemande où les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Otan doivent se retrouver vendredi soir autour d'un dîner de gala.
Porteurs de banderoles proclamant "Non à l'Otan", "60 ans d'Otan, 60 ans de guerre", ou "Un autre monde est possible", les militants ont scandé des slogans pacifistes sous le regard bon enfant de très nombreux policiers, dans une ville placée elle aussi sous haute sécurité.
Grande manifestation anti-Otan samedi.
Une grande manifestation devait avoir lieu vendredi à Baden-Baden, où la police attend, selon un porte-parole, "des milliers de participants, dont 2000 à 3000 prêts à la violence".
"En principe, de nombreux manifestants vont venir de Strasbourg, où ils sont installés dans les "camps", mais beaucoup vont sans doute renoncer à venir à Baden-Baden de peur de ne pas pouvoir ensuite franchir les barrages pour retourner manifester en France", a expliqué à l'AFP Maximilian Schneider, l'un des porte-parole du "Collectif anti-Otan" de Baden-Baden.
Le sommet de l'Otan réunira vendredi et samedi à Strasbourg, Kehl et Baden-Baden, 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'alliance militaire. Une grande manifestation anti-Otan est prévue samedi à Strasbourg.


3FFjournalenligne, AMBARI Soumaya
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# Posté le samedi 04 avril 2009 08:49

Modifié le mercredi 06 mai 2009 12:56